Episode 66 – Découvrir un secret de famille alors que tous nos repères s’effondrent , avec l’Enfant dans le taxi de Sylvain Prudhomme

Aujourd’hui, le livre qu’on croque, c’est le roman L’enfant dans le taxi de Sylvain Prudhomme.

Et ce n’est pas une mais deux chroniques que je vous propose aujourd’hui !

Vous pouvez retrouver l’épisode où la podcasteuse La Page Sensible et moi-même réalisons un entretien de l’auteur ici :

Powered by RedCircle

Et la chronique habituelle ici :

Powered by RedCircle

L’Enfant dans le taxi parle de famille. A l’enterrement de son grand-père, Simon apprend que ce dernier a eu un enfant avec une allemande à la fin de la Seconde guerre mondiale. Il aurait donc un oncle caché, près du Lac de Constance. Ce secret de famille le bouleverse, d’autant plus dans cette période où il est en pleine séparation avec la mère de ses enfants.

J’ai beaucoup aimé ce roman, que j’ai trouvé touchant. L’enquête autour des origines et de la filiation est menée par Simon, un héros vulnérable. Il doit slalomer entre les oppositions de sa grand-mère, les témoignages des uns et des autres, son imagination, et surtout beaucoup, beaucoup de silence. J’ai trouvé que l’écriture était très sensible et qu’on ressentait bien la situation de carrefour dans laquelle se trouve Simon : il oscille entre la rupture sentimentale de Simon et la recherche de cet enfant mis de côté. En s’intéressant à cet oncle, c’est aussi le destin de milliers d’enfants de guerre nés des amours illicites entre des allemand-es et des français-es dont on parle. Ce roman est délicat dans sa manière de parler de filiation, de cette quête d’un enfant privé de père, de ce que les non-dits peuvent créer au sein d’une famille. Ca parle aussi de refaire famille après une rupture et de retrouver son équilibre lorsque ses repères sont bouleversés.

Je vous recommande L’enfant du taxi si vous cherchez une lecture fluide et émouvante autour de la filiation.

J’ai lu ce livre dans le cadre d’un partenariat non rémunéré avec le Printemps du livre de Grenoble 2024 : ce festival a lieu du 3 au 7 avril 2024 dans les différentes bibliothèques de Grenoble. Avec La Page Sensible, nous avons enregistré un épisode avec Sylvain Prudhomme dans le cadre du partenariat : merci à lui, et foncez l’écouter, c’était super enrichissant ! Pour vous plonger dans l’ambiance du Printemps du livre, sachez que les hirondelles du Printemps se posent dans diverses structures, bibliothèques, commerces à partir du 19 mars et jusqu’au 3 avril. Le programme est en description. Si vous voulez rencontrer Sylvain Prudhomme, l’auteur du roman dont je vous ai parlé, c’est possible le jeudi 4/04 à 19h pour une lecture au Petit Angle avec Pierre Baux. Il rencontre le vendredi 5 avril les étudiants de l’université à la bibliothèque d’étude et du patrimoine. Et si vous voulez faire dédicacer et rencontrer les auteurs et autrices en tête à tête, notez dans vos agendas la soirée librairie-dédicace organisée le samedi 6/04 à 19h à la bibliothèque d’étude et du patrimoine de Grenoble.

Toutes les informations/le programme et les réseaux sociaux pour le Printemps du livre 2024 à Grenoble sont ici : Blog

Découvre l’épisode “Rencontre-entretien avec Sylvain Prudhomme”, enregistré avec Marion de La Page Sensible(qui a aussi un joli compte Instagram) dans l’épisode 66Bis du podcast (ci-dessus) ou en allant écouter sur la page de Marion/La Page sensible pour découvrir son travail

Livre chroniqué : L’enfant dans le taxi, Sylvain Prudhomme, Editions de Minuit, 2023

Musique du générique :

Credits: Not The King – Ice Tea – Royalty Free Vlog Music — Music By Not The King

Musique d’ambiance pour la lecture :

“Separation”, Music by William_King from Pixabay (libre de droit)

Contact :

Pour retrouver tous les liens pour me retrouver/me contacter/me suivre :

https://linktr.ee/lacroqueusedelivrespodcast

Je suis sur Instagram, mais aussi sur Facebook et tu peux retrouver mon Blog : www.lacroqueusedelivrespodcast.fr

Mail : lacroqueusedelivres@gresille.org

Si vous voulez être invité-e dans le podcast ou me faire un retour, n’hésitez pas !

N’hésitez pas à le partager autour de vous pour le faire découvrir ou à le noter sur votre application de podcast préférée.

Merci pour votre écoute.

A très vite, pour découvrir un nouveau livre à croquer… ou à dévorer !

Episode 65 – Vivre des évènements historiques au côté de la famille Diangello, avec Comme une famille, de Rachel Corenblit

Powered by RedCircle

Aujourd’hui, le livre qu’on croque, c’est Comme une famille. La saga des Diangello, un roman jeunesse de Rachel Corenblit.

C’est l’histoire… de la rencontre entre l’Histoire avec un grand h et une famille qui évolue au fil des chapitres, et dont on découvre ses membres progressivement. Chaque chapitre porte la date d’un évènement historique, et joint le personnel, l’intime à ce moment qui va devenir marquant pour une bonne partie de l’humanité. On découvre Claudia, adolescente blasée par ses frères, dont Luigi, qui a du mal à trouver sa place, Candice, qui ne parle pas beaucoup, Pierre qui a honte de sa famille, Sam qui voit sa mère débordée… Et tous ces personnages, on les trouve, on les rencontre à différents moments de leurs vies. On voit grandir Claudia, Luigi, Pierre, Candice, on les voit dans leurs peines, leurs doutes. Mais toujours par le biais d’un moment historique.

Je n’attendais pas grand chose de ce roman, et je l’ai adoré. Il m’a beaucoup touché, et j’ai trouvé qu’il touchait avec justesse cette manière d’entrelacer la petite histoire et celle qui reste dans les manuels. Après tout, quasiment tout le monde peut raconter ce qu’il faisait le 13 novembre 2015, ou le 11 septembre 2001, ou en mars 2020. Et c’est incroyable de s’attacher si vite, et si fort à des personnages qu’on ne croise que par une petite lucarne, un chapitre ou deux, parfois à plusieurs années d’écart. J’ai aimé les voix de chacun, qui sont distinctes et montrent bien le caractère des personnages et leurs points de vue. La fin m’a bouleversé, et j’ai quitté ce roman comme on quitte des ami-es proches. Chaque personnage est profond, je les ai tous trouvé peint avec finesse, et j’ai aimé les suivre chacun à leur tour, en ce jour particulier pour eux, et pour toute une génération également (mais pas toujours pour la même raison !). On sent vraiment que la famille Diangello évolue, se fracture, se rabiboche, que certaines tensions demeurent, mais que chacun des membres de la famille se retrouve d’une certaine manière à la fin. La lecture est fluide, le livre se lit bien, avec des chapitres courts et je pense qu’il peut toucher de manière particulière des adolescents : que fait-on le jour d’un évènement historique ? Et se rendait-on compte de ce qu’on vit l’est, historique ? Dans quelle mesure ?

Je vous recommande Comme une famille, de Rachel Corenblit, si vous aimez les romans qui parlent de famille et si, vous aussi, vous êtes en train de vous souvenir ce que vous faisiez en mars 2020.

J’ai lu ce livre dans le cadre d’un partenariat non rémunéré avec le Printemps du livre de Grenoble 2024 : ce festival a lieu du 3 au 7 avril 2024 dans les différentes bibliothèques de Grenoble. Pour vous plonger dans l’ambiance du Printemps du livre, sachez que les hirondelles du Printemps se posent dans diverses structures, bibliothèques, commerces à partir du 19 mars et jusqu’au 3 avril. Le programme est en description. Si vous voulez rencontrer Rachel Corenblit, l’autrice du roman dont je vous ai parlé, c’est possible le vendredi 5/04 à 15h30 à la bibliothèque Alliance (j’espère y être !), le samedi 6/04 pour une lecture au musée de la résistance à 11H, ou le dimanche 7/04 à l’auditorium du muséum pour une lecture avec Florence Hinckel. Et si vous voulez faire dédicacer et rencontrer les auteurs et autrices en tête à tête, notez dans vos agendas la soirée librairie-dédicace organisée le samedi 6/04 à 19h à la bibliothèque d’étude et du patrimoine de Grenoble.

Toutes les informations/le programme et les réseaux sociaux pour le Printemps du livre 2024 à Grenoble sont ici : Blog

Livre chroniqué : Comme une famille. La saga Diangello, Rachel Corenblit, Nathan 2023

Musique du générique :

Credits: Not The King – Ice Tea – Royalty Free Vlog Music — Music By Not The King

Musique d’ambiance pour la lecture :

https://pixabay.com/fr/sound-effects/child-ha-ha-103936/
https://pixabay.com/fr/sound-effects/child-laughing-113112/
https://pixabay.com/fr/sound-effects/slow-heartbeat-100-bpm-152055/
https://pixabay.com/fr/sound-effects/funny-kids-5-99755/

Contact :

Pour retrouver tous les liens :

https://linktr.ee/lacroqueusedelivrespodcast

Je suis sur Instagram @lacroqueusedelivrespodcast

Facebook avec “La croqueuse de livres”

Mail : lacroqueusedelivres@gresille.org

Blog : www.lacroqueusedelivrespodcast.fr

Si vous voulez être invité-e dans le podcast ou me faire un retour, n’hésitez pas !

N’hésitez pas à le partager autour de vous pour le faire découvrir ou à le noter sur votre application de podcast préférée.

Merci pour votre écoute.

A très vite, pour découvrir un nouveau livre à croquer… ou à dévorer !

Episode 64 – Chroniques hivernales

Powered by RedCircle

Bonjour, bonsoir et bienvenue dans ces chroniques des lectures des mois passés n°13, dédiées aux mois de novembre et décembre 2023. J’ai fait une petite sélection de quelques livres qui m’ont bien plu, j’ai sauté sur mon micro au réveil hier matin pour enregistrer ça, et j’ai fini tout ce qui est post Instagram etc. ce matin : LE VOILA ! Je suis toujours là !

Après une petite pause impromptue le mois dernier, cet épisode vous permet d’avoir quelques détails sur des lectures que j’ai beaucoup aimé pendant cette période. A partir de la semaine prochaine, nous partons pour trois semaines dédiées au Printemps du livre de Grenoble (Facebook Instagram) ! J’ai hâte de vous faire découvrir quelques livres que j’ai lu dans ce cadre (et puis, c’est mon premier partenariat ! Avec La Page sensible ! C’est trop chouette !)

Sans plus tarder, la retranscription de l’épisode :

J’ai découvert, grâce aux conseils de Noémie du compte @dame_oiselle.de.papier, le récitBergère de Florence Debove. C’est un roman sur sa vie de bergère, qui est un métier saisonnier qu’elle exerce en été : elle amène les brebis dans les Pyrénées et les déplace et les surveille en compagnie de son chien. J’ai appris beaucoup de choses sur le métier de berger (je ne savais pas que les éleveurs et les bergers n’étaient pas toujours les mêmes personnes !), j’ai trouvé que sa manière de parler de la montagne était touchante, drôle parfois, triste par moment, et elle parle de la solitude et de la sensation hors du temps que procure cette retraite saisonnière dans un abri spartiate, sans vraiment de liens avec l’extérieur à l’exception de quelques visites. L’autrice parle de son corps qui change et se renforce, des techniques utilisées pour déplacer les troupeaux, de la peur de l’ours, de la complicité avec son chien, du froid et de la beauté des montagnes. Le tout est écrit dans une langue magnifique, qui se savoure. J’ai adoré ce court récit et je vous le recommande chaudement, il est extrêmement bien écrit.

J’ai été happée par l’ambiance space-opéra/SF classique de Bluebird, de Ciel Pierlot. Ca ressemble un peu à Star Wars, mais si Star Wars avait été écrit et réalisé au 21e siècle. Dans un monde où les bibliothécaires sont en haut de l’échelle sociale (oui, c’est ce que j’ai principalement retenu de ce livre, probablement qu’il y a un biais cognitif quelconque), on suit un personnage qui est pourchassé dans toute la galaxie : apparemment, elle a créé des armes ultra dangereuses et est partie avec les plans. Ce sont donc des personnages gris, ni tout blancs, ni tout noirs, qui sont dans cet univers et se baladent à bord de vaisseaux spatiaux. Ca m’a beaucoup plu ! Je vous recommande tout de même Bluebird si vous aimez la SF classique avec des personnages pas classiques !

J’ai lu également ma première romantasy : Les Noces d’Ombre et de Fumée d’Olivia Gometz. Dans un monde où la magie est mortelle pour les femmes et où seulement certains hommes la possèdent, tomber enceinte d’un mage est une menace de mort. Priya va se retrouver fiancée de force à l’héritier du doge et donc de la République de Fumée, Ezio de Ciavi, qui menace la sonorité à laquelle elle appartient : les Recluses. Elle va donc devoir perpétuer la lignée des ennemis de sa sororité, et ce, au prix de sa vie. Mais la révolte gronde, et Priya va tout mettre en oeuvre pour détruire le système patriarcal de la République de fumée. J’écoute beaucoup de podcasts qui parlent d’écriture, et souvent, des autrices auto-édités sont invitées. J’ai très envie de lire Les Carmidor d’Olivia Gometz depuis que je l’ai entendue parler de fantasy de moeurs et de féminisme, et en attendant sa réédition, je me suis tournée sur son dernier roman. Et je n’ai pas regretté : j’ai été happée par les intrigues politiques de la cour, et l’intrigue m’a complètement aspirée dans les complots et non-dits de la République de Fumée. Les personnages sont nuancés, complexes et surprenants. Bref, c’est vraiment une bonne lecture 🙂

Pour les amatrices et amateurs de livres divertissants, j’ai lu quelques livres pour vous ces derniers mois : je vous conseille Mamie Luger, un roman de Benoît Philippon. C’est l’histoire d’une mémé centenaire qui se retrouve au poste après avoir sorti une carabine datant des années 40 pour tirer sur son voisin. Elle se met à dérouler à l’inspecteur l’histoire de sa vie… et des habitants de sa cave. C’est souvent drôle, parfois triste, et c’est l’histoire d’une femme qui en a eu marre de subir la violence des hommes et qui leur a fait comprendre sans pincette (c’est le moins qu’on puisse dire ). Ce roman est cathartique et la lecture est agréable ! Merci à Gabriel de du compte @coeurdechen3 pour la recommandation 🙂 J’ai plongé dans quelques cosy mystère pour égailler mon automne, avec notamment le roman de Ali Rebeihi : Tante Alice mène l’enquête : le bonheur est dans le crime. Ali Rebeihi est l’animateur de Grand bien vous fasse et c’est son premier roman : si vous cherchez une ode à la cuisine et aux sucreries, avec une pincée d’humour, c’est le roman pour vous ! par contre, amatrices et amateurs de roman au suspens insoutenable, attention, vous risqueriez d’être déçu-e car ce qui est le plus important dans ce roman, c’est le terme cosy de l’expression cosy mystery ! Merci à Marine pour l’enthousiasme communicatif que tu as eu quand tu en as parlé, j’ai un souvenir hilarant de cette présentation. Dans cette catégorie, essayez Le bazar du zèbre à pois, de Raphaëlle Giordano. Il m’a été conseillé par Andrée, et j’ai passé un très bon moment de lecture : ça parle d’un inventeur qui créé des bidules et des trucs qui interrogent nos croyances. Il rencontre un adolescent qui se sent décalé par rapport aux autres et sa mère qui se sent un peu dépassé. Un roman très feel good, sympa comme tout !

Si vous cherchez un livre pour enfants décalé et drôle, foncez sur Millepertuis, le dernier roman de Julia Thévenot (il fait partie d’un dyptique) : on y rencontre Ortie, une petite sorcière qui s’essaie à la magie, quitte à en perdre son Nord. C’est déjanté, drôle et parfois gore (mais sur un ton humoristique), j’espère que ça vous plaira

Petit retour sur une de mes écrivaines chouchous avec Derniers jours d’un monde oublié de Chris Vulklisevic. Le roman met en scène un monde divisé en clan et frappé par la soif. Et lorsqu’un vaisseau pirate arrive, cela va rebrasser l’échiquier politique de cette île. C’est un roman qui donne soif, à ne pas lire en période de canicule ! J’ai adoré la façon d’écrire de l’autrice, et l’histoire m’a complètement happé (je ne l’ai pas lâché du début à la fin.

On va finir cette chronique sur un roman qui a fait pas mal de bruit sur Instagram et Tiktok : Les Sept maris d’Evelyn Hugo de Taylor Jenkins Reid À l’aube de ses quatre-vingts ans, Evelyn Hugo, légende du cinéma, est enfin prête à dire la vérité sur sa vie aussi glamour que scandaleuse, mais elle n’en parlera qu’à une journaliste, Monique Grant, qui n’a aucun lien avec elle et ne travaille pas pour un magasine prestigieux. On découvre alors la vie hollywoodienne de l’actrice de cinéma, ainsi que la vie de Monique Grant qui est bouleversée par cet interview fleuve sur plusieurs jours. Et on se pose la question : pourquoi Evelyn a-t-elle choisi Monique ? J’ai aimé ce roman dans l’ensemble, même si j’ai été un peu déçue par la fin.

Cette chronique est déjà assez longue, je m’arrête là ! Et entre la chronique de l’année et celle-ci, je pense que vous avez hâte de revenir à un format plus classique !

Contacte moi sur Instagram @lacroqueusedelivrespodcast ou par mail lacroqueusedelivres@gresille.org si tu veux parler d’un livre sur le podcast, donner ton avis sur l’épisode, me faire des conseils. Pense aussi à noter le podcast sur ta plateforme préféré, 5 étoiles, ça fait plaisir à l’algorithme et ça me touche toujours beaucoup. J’adore recevoir des messages et des conseils, donc contacte moi si l’envie t’en prends

***

Livres chroniqués :

  • Bergère, de Florence Debove, éditions Transboréal, 2021
  • Bluebird de Ciel Pierlot, éditions Actus SF, 2023
  • Les Noces d’Ombre et de Fumée, d’Olivia Gometz, à trouver ici
  • Mamie Luger, de Benoît Philippon, éditions Livre de Poche, 2020
  • Tante Alice mène l’enquête, d’Ali Rebeihi, éditions Le Masque, 2023
  • Le bazar du zébre à pois, de Raphaëlle Giordano, Pocket 2022
  • Millepertuis, de Julia Thevenot, éditions Gallimard Jeunesse, 2023
  • Derniers jours d’un monde oublié, de Chris Vulklisevic, éditions folio SF (et Gallimard, 2023)
  • Les sept maris d’Evelyn Hugo, de Taylor Jenkins Reid, éditions Milady, 2019

Musique du générique :

Credits: Not The King – Ice Tea – Royalty Free Vlog Music — Music By Not The King

Contact :

Instagram @lacroqueusedelivrespodcast

Mail : lacroqueusedelivres@gresille.org

Site internet : www.lacroqueusedelivrespodcast.fr

Si vous voulez être invité-e dans le podcast ou me faire un retour, n’hésitez pas !

N’hésitez pas à le partager autour de vous pour le faire découvrir ou à le noter sur votre application de podcast préférée.

Merci pour votre écoute.

A très vite, pour découvrir un nouveau livre à croquer… ou à dévorer !

Episode 62 – Trouver sa voix avec Billie Pretty a disparu de Sophie Astrabie

Powered by RedCircle

Oups : Il y avait a priori un bruit de fond lorsque j’ai enregistré cet épisode, j’espère que ça ne vous dérange pas trop à l’écoute ! (mon radiateur s’est mis à faire un sifflement, mais vous inquiétez pas, j’avais chaud quand même)

Aujourd’hui, le livre qu’on croque, c’est Billie Pretty a disparu, un roman de Sophie Astrabie.

L’histoire, c’est celle de Billie, 7 ans au début de l’histoire, que l’on voit grandir au fil des chapitres. Il paraît que son prénom vient de la fameuse chanteuse Billie Pretty. Elle vient d’un milieu populaire, elle vit toute seule avec son grand-père qui n’est pas toujours en forme, elle passe des vacances où la même journée se répète, et elle rencontre Max, un garçon qui vient en vacances chez sa tante pour échapper à sa mère qui contrôle chaque aspect de sa vie. Ca commence comme ça, et le problème, c’est que c’est le moment où la légende de son prénom se fissure : Billie Pretty n’est autre que Whitney Houston. Alors, Billie est-elle une fable elle-aussi ? Comment construire son identité quand ce qui semble à l’origine est un mensonge plus ou moins volontaire ? L’histoire, c’est surtout celle de Billie, qui se débat avec sa classe sociale, joue à se donner des défis personnels, sent la distance se creuser avec des personnes, envie les gens, fantasme sur la vie de sa mère qu’elle n’a pas connu, chante, vieillit, se débat avec des dilemmes, fuit, embrasse un garçon, a une meilleure pote, fait des études, part en vacances utilise sa voix, parle et raconte.

J’ai adoré la couverture, et c’est pour ça que j’ai attrapé ce livre à la bibliothèque. Il m’attendait parmi environ 10 autres livres que je voulais lire, et je l’ai ouvert en me disant que je cherchais un roman pas trop long et contemporain. Ce livre, c’était une surprise inattendue que j’ai dévoré en une après-midi. J’ai a-do-ré. Déjà, vous savez que les histoires qui parlent de classes sociales m’intéressent beaucoup, mais là c’est si juste, si beau, ça parle de grandir, de vieillir, d’illusions, de ce qu’on projette, d’identité à construire et vue par les autres, d’amour aussi. C’est vraiment un chouette roman d’apprentissage et une histoire d’amour tendre et compliquée où les chassés-croisés et les fuites sont toujours là. J’ai été surprise que ce soit un livre qui se passe en France mais en fait, j’aurais pu m’en douter vu le nom de l’autrice. C’était une petite pépite que j’ai beaucoup aimé pour conclure mon mois de décembre !

Je vous recommande Billie Pretty a disparu si vous aimez les romans d’amour et d’apprentissage, et les romans qui parlent de classes sociales avec justesse.

Livre chroniqué : Billie Pretty a disparu de Sophie Astrabie, éditions Flammarion, 2023

Musique du générique :

Credits: Not The King – Ice Tea – Royalty Free Vlog Music — Music By Not The King

Musique d’ambiance pour la lecture :

https://lasonotheque.org/detail-2722-rue-d-aubervilliers.html

Contact :

Instagram @lacroqueusedelivrespodcast

Mail : lacroqueusedelivres@gresille.org

Si vous voulez être invité-e dans le podcast ou me faire un retour, n’hésitez pas !

N’hésitez pas à le partager autour de vous pour le faire découvrir ou à le noter sur votre application de podcast préférée.

Merci pour votre écoute.

A très vite, pour découvrir un nouveau livre à croquer… ou à dévorer !

Episode 58 – Etre un personnage énigmatique aux multiples facettes avec Astra de Cedar Bowers

Powered by RedCircle

Aujourd’hui, le livre qu’on croque, c’est Astra, un roman de Cedar Bowers.

Ce livre, c’est le portrait d’Astra réalisé en creux tout au long du roman. Chaque personnage qui l’a rencontré la décrit, dans une situation, raconte ses sentiments à son égard, sa façon d’être. On voit Astra, une enfant qui n’était pas désirée par son père, se retrouver seule avec lui dans une communauté perdue dans les montagnes canadiennes, loin de tout. Elle est libre, sauvage, elle semble magique, elle fait presque peur, elle est magnétique, fragile, aimante, séductrice, manipulatrice, vulnérable, frustrante … insaisissable. On est attiré-e, on veut la protéger, la contrôler, la changer ou lui échapper. Toutes les personnes qui parlent d’elle l’ont croisé et semblent la connaître tout en dévoilant toujours une nouvelle facette de cette femme qui grandit et évolue au fil du roman, de sa naissance à sa vieillesse.

C’est un roman choral original, où le personnage principal est finalement celui qui n’a pas la parole. J’ai beaucoup aimé la manière de construire ce roman : il se déploie progressivement une étoile au centre de laquelle se trouve Astra, impossible à cerner, complexe. C’est un roman qui pose la question de la parentalité, de l’identité, de l’altérité – peut-on vraiment connaître quelqu’un ?- . Mais ça parle aussi d’enfance, d’attachement, de grandir, d’ambiguïtés et solitude, car Astra grandit complètement libre , sans contrainte et sans attention, et sans adulte pour prendre soin d’elle. Comment grandit-on dans ce contexte ? Comment se construit-on ? Passer par le regard des autres donne une sensibilité toute particulière à ce personnage mystérieux.

Je vous recommande Astra de Cedar Bowers si vous aimez la nature sauvage, le Canada, les romans avec plusieurs points de vue, et les héroïnes difficiles à cerner.

Livre chroniqué : Astra, Cedar Bowers, éditions Gallmeister, 2023

Musique du générique :

Credits: Not The King – Ice Tea – Royalty Free Vlog Music — Music By Not The King

Musique d’ambiance pour la lecture :

Titre: Raspberry Vine de Plum Green

https://ziklibrenbib.fr/chronique/2021/12/somnambulistic/

Dispo ici : https://www.youtube.com/watch?v=NxiBd3g43xw&list=PLs0z1KfF9fYQ5f6tq7UV5jbm5WbWQv9v0&index=11

Contact :

Instagram @lacroqueusedelivrespodcast

Mail : lacroqueusedelivres@gresille.org

Si vous voulez être invité-e dans le podcast ou me faire un retour, n’hésitez pas !

N’hésitez pas à le partager autour de vous pour le faire découvrir ou à le noter sur votre application de podcast préférée.

Merci pour votre écoute.

A très vite, pour découvrir un nouveau livre à croquer… ou à dévorer !

Episode 57 – Se lancer sur les pas de familles déportées pendant la Shoah, avec “Le bureau d’éclaircissement des destins” de Gaëlle Nohant

Powered by RedCircle

Aujourd’hui, le livre qu’on croque, c’est le Bureau d’éclaircissement des destins, un roman de Gaëlle Nohant.

Irène, une femme française qui vit en Allemagne depuis quelques années, divorcée, a un travail un peu atypique : elle travaille à Archives Arolsen, anciennement l’International Tracing Service, le plus grand centre de documentation sur les persécutions nazies. En 2016, l’objectif d’Irène est de trouver les propriétaires ou la famille de victimes de camps de concentration, le tout à partir d’un objet, même le plus insignifiant aux premiers abords. Il s’agit d’un travail dévorant, obsédant, où elle se lance à corps perdu et où elle croise les fantômes de Wita, une jeune polonaise, Lazar qui a changé de nom, et, plus proche d’elle, son amie et collègue décédée, Eva. Un livre historique richement documenté, passionnant, regorgeant d’anecdotes glaçantes et de moments d’humanité, posant la question de « comment ne pas oublier l’horreur ? ». Ce roman parle d’antisémitisme, de nazisme, d’archives et de relations humaines, mais aussi de transmission et de deuil intergénérationnel.

Ce roman, en fait, il foisonne, il parle de tant de choses liées à la guerre et aux génocides sous le régime nazi, il bourdonne d’informations et de vies qui palpitent entre les pages. Je me suis vite attachée à Irène, qui a l’impression d’être responsable de son divorce, et qui cherche de manière obsessionnelle les héritiers et héritières des personnes déportées. Quitte à disparaître sous ce travail de quête et ne pas se demander pourquoi elle est arrivée là. Car après tout, dans ce travail particulier, en lien avec la mémoire, il y a toujours une réponse à une question intime qu’on cherche.

C’est un roman touchant, essentiel, qui montre à quoi servent les archives et surtout celles de cette période : à montrer que ces personnes ont existé, qu’elles ont subi des choses terrifiantes, inimaginables. On découvre ce centre rempli de plus de 30 millions de documents, destinés à rétablir une justice pour les victimes ou leur famille. Les enquêtes d’Irène, entre archives et investigations, se mêlent habilement et le roman est très prenant, les personnages marquants. C’est l’équilibre parfait entre le romanesque et l’historique, sans atténuer ou dénaturer le thème de la Shoah, le roman le met en valeur. Histoires de vies personnelles se mêlent à l’Histoire avec un grand H avec beaucoup de tact et de délicatesse, sans enlever de leurs difficultés et de l’horreur. Même si la Shoah était marquée par le fait de vouloir effacer les individus, supprimer les traces de leur passage sur Terre totalement, ce type de roman montre à quel point les archives et les témoignages sont essentiels pour garder un lien et une mémoire vive de cette période historique.

Ca fait deux fois que je lis un livre sur le thème de la Shoah cette année, et j’ai trouvé que c’était à chaque fois un un très beau roman. Il a fait écho, dans un tout autre style et un ton entièrement différent, avec Quand tu écouteras cette chanson de Lola Lafon. Je vous recommande chaudement Le bureau d’éclaircissement des destins si vous voulez découvrir Irène et les vies incroyables et tragiques des personnes qu’elle recherche.

Livre chroniqué : Le bureau d’éclaircissement des destins, Gaêlle Nohant, éditions Grasset, 2023

Conseil lecture : Quand tu écouteras cette chanson de Lola Lafon

Musique du générique :

Credits: Not The King – Ice Tea – Royalty Free Vlog Music — Music By Not The King

Musique d’ambiance pour la lecture :

Titre: heklAa – Vik, dispo ici : https://blackhill1.bandcamp.com/album/rivers-shores

Contact :

Instagram @lacroqueusedelivrespodcast

Mail : lacroqueusedelivres@gresille.org

Si vous voulez être invité-e dans le podcast ou me faire un retour, n’hésitez pas !

N’hésitez pas à le partager autour de vous pour le faire découvrir ou à le noter sur votre application de podcast préférée.

Merci pour votre écoute.

A très vite, pour découvrir un nouveau livre à croquer… ou à dévorer !

Episode 56 – Etre une prodige aux échecs avec Le Jeu de la dame de Walter Trevis

Powered by RedCircle

Aujourd’hui, le livre qu’on croque, c’est Le jeu de la dame de Walter Trevis. C’est le livre qui a été à l’origine de l’adaptation en série The Queen’s Gambit sur Netflix !

C’est l’histoire de Beth Harmon, orpheline étasunienne renfermée sur elle même, qui se découvre un talent et une passion pour les échecs. Elle est brillante et va monter les échelles des concours d’échec nationaux et internationaux. Mais tout ne se joue pas sur un plateau de 64 cases noires et blancs : derrière le jeu, se cachent des intrigues politiques notamment entre les USA et l’URSS, et beaucoup de misogynie. Beth devra affronter ses propres démons et des adversaires redoutables pour être à la hauteur.

C’est simple : j’ai eu du mal à reposer le livre. Il était écrit d’une manière très fluide, addictive, j’avais toujours envie de connaître la suite. Je me suis intéressée aux échecs, aux techniques qu’apprend Beth et je me suis même mise à apprendre le jeu suite à cette lecture. Elle m’a vraiment happé ! Le personnage de Beth est plein de failles et de lumières, un portrait subtil d’une femme géniale dans un milieu qui a du mal à lui faire une place. J’ai aussi appris des choses sur les orphelinats aux USA en 1950/60 : on donnait aux enfants des cachets pour les rendre plus dociles. Et lorsque cette pratique a été condamnée, les enfants se sont retrouvés subitement en pleine désintoxication contre leur gré ! Une enfant passionnée, baladée de l’orphelinat à une famille en toc, ce sont les échecs qui sont toujours sa bouée de sauvetage … ainsi que des addictions diverses et variées. Beth est butée, obstinée, mauvaise perdante, elle veut gagner, elle sait qu’elle est brillante et elle veut le montrer aux autres. Et on s’attache beaucoup à cette femme qui semble parfois distante, souvent peu sensible et seule, parce qu’on la suit depuis ses huit ans et ses premiers pas vers un jeu qui révèle son talent.

Je vous conseille ce roman si vous avez aimé la série, si vous cherchez une lecture facile et addictive, et si vous n’avez pas peur de vous retrouver happé par les échecs. A vos risques et périls !

Livre chroniqué : Le jeu de la dame de Walter Trevis, éditions Gallmeister 2021

Une chronique qui dit que ce roman « se lit comme un thriller » ! : https://www.francetvinfo.fr/culture/livres/roman/le-jeu-de-la-dame-le-roman-de-walter-tevis-qui-a-inspire-la-serie-a-succes-se-lit-comme-un-thriller_4639693.html

Musique du générique :

Credits: Not The King – Ice Tea – Royalty Free Vlog Music — Music By Not The King

Musique d’ambiance pour la lecture :

Tajemství · Alen · Alena Karkošková · Alena Karkošková · Martin E. Kyšperský

Alen

Contact :

Instagram @lacroqueusedelivrespodcast

Mail : lacroqueusedelivres@gresille.org

Si vous voulez être invité-e dans le podcast ou me faire un retour, n’hésitez pas !

N’hésitez pas à le partager autour de vous pour le faire découvrir ou à le noter sur votre application de podcast préférée.

Merci pour votre écoute.

A très vite, pour découvrir un nouveau livre à croquer… ou à dévorer !

Episode 54 – Spécial Halloween – Aude nous parle d’horreur avec un manga, un comics et un roman jeunesse

Powered by RedCircle

Un épisode spécial Halloween !

Aujourd’hui, Aude, mon invitée, croque des livres sur le thème de l’horreur.

(!)

Attention à ne pas mettre ces oeuvres entre toutes les mains, certaines scènes sont graphiques/violentes/effrayante

(!)

Livre chroniqués :

Voici les oeuvres qu’Aude a présenté dans cet épisode :

– Pour les pré-ado/enfants à partir de 10 ans (selon les sensibilités)

Peggy Sue et les fantômes de Serge Brussolo, éditions PLON 2001/Pocket Jeunesse 2004

– Public averti 14+

Soichi, un manga de Junji Itô, éditions Mangestu, 2022

– Public adulte.

American Vampire, un comics de Scott Snyder (et Stephen King !), éditions Urban Comics, 2020

Musique du générique :

Credits: Not The King – Ice Tea – Royalty Free Vlog Music — Music By Not The King

Musique d’ambiance pour la lecture :

* Musique proposée par La Musique Libre

Par Myuu :  https://soundcloud.com/myuu

——————————————

Et des sons proposés par https://lasonotheque.org/search?q=halloween, merci !

Contact :

Instagram @lacroqueusedelivrespodcast

Mail : lacroqueusedelivres@gresille.org

Vous pouvez envoyer un message à Aude par mon intermédiaire bien sûr 🙂

Si vous voulez être invité-e dans le podcast ou me faire un retour, n’hésitez pas !

N’hésitez pas à le partager autour de vous pour le faire découvrir ou à le noter sur votre application de podcast préférée.

Merci pour votre écoute.

A très vite, pour découvrir un nouveau livre à croquer… ou à dévorer !

Episode 49 – Nager entre femmes dans un lac au Canada avec Le lac magique de Yaël Cojot-Goldberg

Powered by RedCircle

Aujourd’hui, le livre qu’on croque, c’est Le lac magique, un récit de Yaël Cojot-Goldberg.

Dans ce livre, l’autrice se livre sur son expérience près d’un lac au Canada où seules les femmes ont le droit d’aller ce matin. Invitée par la propriétaire de la maison qu’elle loue avec sa famille, elle se met donc à participer à ce rituel dans un groupe de femmes… et à oser et affronter ses appréhensions.

C’est un récit touchant, qui parle de plusieurs sujets : la famille y a une place centrale – elle évoque notamment ses parents et sa mère particulièrement, son rapport à ses enfants -, ainsi que la judéité et le poids d’un traumatisme passé d’une génération à une autre, son rapport à la féminité, ses crises d’angoisse… C’est une véritable ode à la liberté et à la nage aussi, ce qui, vous devez le savoir maintenant, ne m’a pas laissé indifférente vu que j’adore nager. C’est un livre qui donne envie de se reposer en faisant la planche dans un lac isolé, et laisser le calme nous envahir.

J’ai adoré ce récit et l’écriture de Yaël Cojot-Goldberg. J’ai trouvé ce livre court, facile à lire, mais profond et sensible également. On voit progressivement la narratrice se libérer des injonctions et des contraintes qu’elle a pu se mettre à elle même, s’accepter davantage en s’intégrant à ce groupe de femmes qui se baignent nues, tout en slalomant dans sa mémoire et rencontrant des personnages féminins. Elle se décrit volontiers comme très peureuse et craintive et dans ce bout d’auto-fiction la lectrice peut voir d’où vient cette peur et comment elle peut prendre moins de place. C’est un texte qui parle aussi de la façon dont on se perçoit et dont on perçoit les autres. Ce n’est pas un voyage au Québec qui est raconté mais plutôt un voyage introspectif qui passe par la nage en non-mixité dans un lac. C’est un livre calme et sensible, qui vous donnera un espace d’air frais dans un quotidien qui peut être oppressant.

Je vous recommande Le lac magique si vous aimez nager et que l’idée d’un rituel secret entre femmes de tous les âges dans un espace naturel caché vous donne envie.

Livre chroniqué : Le lac magique, Yaël Cojot-Goldberg, Seuil, 2022

Musique du générique :

Credits: Not The King – Ice Tea – Royalty Free Vlog Music — Music By Not The King

Musique d’ambiance pour la lecture :

https://BigSoundBank.com

https://lasonotheque.org/, qui propose des sons et bruitages libres de droit, merci !

Contact :

Instagram @lacroqueusedelivrespodcast

Mail : lacroqueusedelivres@gresille.org

Si vous voulez être invité-e dans le podcast ou me faire un retour, n’hésitez pas !

N’hésitez pas à le partager autour de vous pour le faire découvrir ou à le noter sur votre application de podcast préférée.

Merci pour votre écoute.

A très vite, pour découvrir un nouveau livre à croquer… ou à dévorer !

Episode 46 – Travailler dans un centre de dépistage à la frontière italienne avec “Des vies orageuses” de Mathilde Gal et le collectif Tcholeyi

Powered by RedCircle

Aujourd’hui, le livre qu’on croque, c’est Des vies orageuses, un roman écrit par Mathilde Gal et le collectif Tcholeiy aux éditions Le monde à l’envers.

L’histoire, c’est celle de deux personnes que le hasard fait se rencontrer. C’est celle de Sarah, jeune médecin qui commence un nouveau travail dans un centre de dépistage dans la région de Briançon, pas loin de la frontière avec l’Italie. Elle imagine un travail pépère qui lui permettra de faire la fête. Or, c’est étrange, beaucoup de personnes semblent donner la même adresse… Sarah se rend compte que ce travail n’est pas si plan-plan que ça, et que le centre demande bien plus de compétences humaines que prévu. C’est dans ce contexte qu’elle rencontre Idrissa, le deuxième point de vue de ce roman. Il vient de Guinée. Tout juste arrivé en France, il raconte son histoire à rebours, de la France en passant par l’Italie, la Méditerranée et la Libye. C’est un roman qui parle d’immigration bien sûr, mais aussi de relations humaines, d’injustices, de procédure Dublin, de traumatismes, de militantisme et burn-out militant, de violences sexuelles, physiques et mentales, d’exploitation de la misère humaine et d’administration obtus, entre autres. 

J’ai adoré ce roman, et je suis d’autant plus contente d’avoir eu un coup de coeur que je connais Mathilde et une des personnes du collectif Tcholeiy . Coucou à vous, Mathilde et Cécile si vous passez par là ! Et merci à Marion, du podcast la Page sensible, de m’avoir conseillé et prêté ce beau roman. D’ailleurs, si vous voulez avoir les coulisses de ce roman, je vous recommande l’épisode où Marion interviewe Mathilde qui raconte comment est né cet objet collectif. Le lien de cet épisode est : https://www.marionjoceran.fr/ecriture-collective-et-militante-sur-lexil-mathilde-gal/

Ce roman, il est poignant, il est drôle par moment, touchant souvent, il remue, il ne peut pas laisser indifférent. Les deux voix d’Idrissa et Sarah sont différentes, marquées, un homme noir immigré d’un côté et une femme blanche de l’autre, et ces deux voix racontent des histoires, pas uniquement les leurs mais celles de multiples « vies orageuses ». Le fait que ce soit beaucoup d’anecdotes réelles ou inspirées de faits réels fait froid dans le dos. Je trouve que c’est un roman essentiel, à mettre entre toutes les mains, pour voir à l’oeuvre le racisme souvent discret, fait de petites remarques, lorsqu’il est question du thème de l’immigration. C’est un livre qui permet de changer de regard sur l’immigration, l’exil et de permettre la compréhension des difficultés rencontrées par les personnes sans papier. L’angle abordé, qui commence par la santé, est super juste et donne une dimension souvent oubliée de l’exil. Le point de vue de Sarah permet à la lectrice ou au lecteur de voir l’évolution de ses idées reçues, son implication de plus en plus importante dans ces problématiques complexes, qui sont non seulement dans son domaine d’action principale, la médecine mais concernent aussi le logement, la nourriture, l’accès aux services publics etc. On ressort de cette lecture ébranlé, révolté par des histoires d’injustices et gonflé d’espoir quand même. C’est ça, la grande puissance de ce livre : de permettre de voir des facettes différentes d’une même situation, et de ne pas « juste » plomber l’ambiance, mais donner des pistes.

Je vous recommande ce livre si vous voulez partir à la rencontre de deux protagonistes différents et passionnants, lire une écriture à plusieurs mains, et chambouler vos préjugés sur la question de l’immigration et de l’accueil des migrants en France et en Europe.

Livre chroniqué : Des vies orageuses, de Mathilde Gal et le collectif Tcholeyi, aux éditions Monde à l’envers, 2023

Pour aller plus loin :

http://www.lemondealenvers.lautre.net/livres/des_vies_orageuses.html

https://www.marionjoceran.fr/ecriture-collective-et-militante-sur-lexil-mathilde-gal/

Musique du générique :

Credits: Not The King – Ice Tea – Royalty Free Vlog Music — Music By Not The King

Musique d’ambiance pour la lecture :Musique d’ambiance pour la lecture : Travels de Marie Wilhelmine Anders

https://ziklibrenbib.fr/chronique/2023/05/travels/

CC-BY-NC-ND 3.0

Contact :

Instagram @lacroqueusedelivrespodcast

Mail : lacroqueusedelivres@gresille.org

Si vous voulez être invité-e dans le podcast ou me faire un retour, n’hésitez pas !

N’hésitez pas à le partager autour de vous pour le faire découvrir ou à le noter sur votre application de podcast préférée.

Merci pour votre écoute.

A très vite, pour découvrir un nouveau livre à croquer… ou à dévorer !