Chroniques printanières 2024

Et oui, le podcast revient (enfin !) après quelques mois de pause, pour parler de lecture pendant ton été !


Bienvenue sur les Chroniques printanières ! Dans ces chroniques, je vais vous partager une partie des livres que j’ai aimé croquer entre mars et mai 2024. Je vous propose donc un épisode un peu plus long que d’habitude. Et c’est pas plus mal, car cela permet de reprendre le podcast tranquillement 😉 Et oulalala, que j’ai eu du mal à enregistrer cet épisode et reprendre le micro, je ne suis toujours pas satisfaite mais j’ai décidé que mieux vaut un épisode pas parfait que pas d’épisode ! Ca s’entend, je bégaie, je suis un peu hésitante, j’ai la voix un peu robotique par moment… Mais c’est mieux que rien ! Et j’en profite pour lancer un format qui est « mixte » , avec un dialogue entre le blog et le podcast !

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Je vais développer certains livres ici et pas sur le podcast, je vous mets les “inédits” en fin d’article.

Catégorie Adulte : Où je vais vous parler plutôt de textes courts, et de deux gros romans

  • Déracinés de Fanny Laurent. Merci à l’autrice pour cet envoi de service presse qui m’a permis de découvrir ce court roman sur un point de l’Histoire de France peu resplendissant du XXe siècle (c’est fouuuu !)

« […] Il ne parvient toujours pas à réaliser que Maman Hoareau l’a vendu à la France. »

Les déracinés, Fanny Laurent

On suit l’histoire de Gabriel qui est un petit garçon réunionnais qui vit avec ses frères et sa mère à la Réunion. Jusqu’au jour où, sur une décision politique dans les années 1970, il est arraché à son village et sa famille pour être placé dans une famille rurale dans la Creuse. C’est le choc. On suit non seulement Gabriel, mais plusieurs personnes qui gravitent autour de lui. Toutes ces personnes sont croquées avec une plume que j ‘ai apprécié, très en pudeur et factuelle… C’est une histoire vraie (pour cette histoire d’enfant enlevé de la Réunion pour « repeupler » la Creuse), poignante, avec des points de vue qui permettent de varier les visions de la même histoire.

Pour aller plus loin, je vous conseille la série de podcast « L’enfant déraciné » sur Binge Audio.

Les infos pour suivre Fanny Laurent ici et son Insta

  • Les nuits bleues d’Anne-Fleur Multon : une romance très jolie qui se passe pendant le confinement. J’ai trouvé ce petit livre frais, sympa à lire et ça m’a fait du bien au coeur d’avoir une histoire d’amour lesbienne qui se finit bien. Merci Ambre pour le conseil !
  • Potions et trahisons de Astrid Sterin (merci pour le service presse !) : j’ai eu le bonheur de lire en avant première le deuxième tome d’Automates et fiançailles, dont je vous ai déjà parlé : changement de sœur, mais on reste dans l’univers steampunk mélangeant magie, potions et robotiques, j’ai adoré ! Une super duologie !
    D’ailleurs, l’autrice a lancé un financement Ulule pour une super belle édition intégrale des Pérégrinations de Lady Vinchka (je vous en ai parlé aussi dans l’épisode 45, sorti l’été dernier !).
    Pour suivre le travail d’Astrid : https://astrid-sterin.fr/
    Pour découvrir la campagne Ulule et l’attachante Lady Vinchka

Catégorie Young Adult et jeunesse

  • Les fleurs les plus dangereuses n’ont pas d’épines de Lydie Tabarin (au très chouette compte insta) : Une ambiance 19e, avec une histoire de thés, de rivalités entre deux femmes issues de familles concurrentes, sur fond d’amour, de complot… J’avais très envie de découvrir ce premier roman young-adult et j’ai beaucoup aimé cette lecture ! J’ai notamment bien aimé le personnage de Feng qui est super bien écrit. Et j’ai hâte de découvrir les prochains romans de l’autrice !
  • De délicieux enfants de Flore Vesco : Impossible de passer à côté parce que c’est Flore Vesco, une couverture superbe et une nouvelle réécriture de conte ! J’ai beaucoup aimé ce dernière roman qui réécrit de manière originale et contemporaine Le Petit Poucet. On a des personnages qui ont chacun une voix bien distincte, et j’ai trouvé que les rebondissements étaient toujours surprenants. En plus de ça, la couverture est encore une fois superbe : un bon roman adolescent, que j’ai aimé dévorer (presque comme une ogresse !).
  • Sauveurs et fils, tome 1, de Marie-Aude Murail : Sauveur est un psychologue, qui reçoit de jeunes patients chez lui. Il se trouve qu’il est noir et père célibataire. Dans ce roman doux, feel-good, on aborde pourtant des thématiques pas toujours faciles avec tact. J’ai trouvé ça très chouette ! On suit autant Sauveur, que ses patients, mais également le fils de Sauveur, qui écoute aux portes les histoires des uns et des autres. Un très beau roman, je pense que je me plongerais avec plaisir dans les suivants !

Catégorie Romans graphiques :

  • La bête de Franck Pé et Zidrou : une BD en deux tomes qui raconte l’histoire du Marsupilami, animal iconique de mon enfance, de manière plus sombre et tourmentée que dans la BD originelle. Je vous lis le résumé : Capturé en pleine Palombie par des Indiens Chahutas et vendu à des trafiquants d’animaux exotiques, un marsupilami débarque dans les années 50 au port d’Anvers. Réussissant à s’enfuir, il arrive dans la banlieue de Bruxelles et est recueilli par François, un jeune garçon fan d’animaux dont le quotidien est loin d’être facile. Le début d’une aventure passionnante, parfois sombre mais toujours porteuse d’espoir, et d’une belle amitié. J’ai vraiment trouvé ça très bien fait, sur fond de société enjeux de la société française post 2GM Avis aux fans qui ont aimé le marsupilami drôle et lumineux, vous pouvez découvrir une version plus sombre du personnage. Pour ma part, ça m’a bien plu, mais c’est mieux de le savoir ! Je n’ai pas été particulièrement fan du dessin par contre.
  • Je suis leur silence de Jodi Lafebre :Une BD dont l’intrigue se situe à Barcelone. On suit Eva Rojas, une jeune psychiatre, qui s’est retrouvée mêlée à une affaire étrange il y a quelques jours. Elle s’est retrouvée invitée à la lecture du testament du grand-père d’une de ses patientes, dans les vignes du domaine familial de cette dernière. Les Monturos, qui ont fait fortune grâce à leurs vignes pendant la période franquiste, semblent dissimuler quelques secrets. Tout empire lorsqu’un des membres de la famille est assassinée. Eva se retrouve à mener l’enquête pour prouver son innocence. Le tout, en compagnie de trois personnages qui lui parlent dans sa tête. J’ai adoré cette BD, les personnages très hauts en couleurs, les couleurs lumineuses du roman graphique. J’ai trouvé que le mélange entre la comédie et le polar était très bien dosé, ça mélange humour et enquête policière avec brio.

[Les exclusivités du blog]

Où je vous parle de davantage de lectures (encore) !

  • L’énigme de la chambre 622 de Joël Dicker. Je lis très peu de romans policiers, et pas beaucoup de Joël Dicker. Mais, j’aime bien les écouter en livre audio ! J’ai donc profité d’un bon ménage de printemps pour commencer l’énigme de la chambre 622. Ça se passe en Suisse, c’est divertissant, et il y a des rebondissements : j’étais contente de me plonger là dedans. J’ai enchaîné ensuite par une lecture audio en duo sur La disparition de Stephanie Mailler du même auteur. J’ai adoré l’expérience d’écoute à deux, surtout parce qu’on avait des hypothèses, des blagues liées à cette écoute et qu’on a suivi ça comme une série. Je suis quand même gênée par les personnages féminins chez l’auteur : ce sont soit des potiches, soit des saintes, soit des femmes vénales et diaboliques. Bref, dommage, mais ça m’a donné envie d’écouter d’autres livres audio et ça c’est chouette !
  • La machine à aimer de Lou Jan. J’ai trouvé que c’était très joliment écrit, et j’aime beaucoup les histoires de robots ! C’était original, et très court une fois de plus ! Je recommande pour les amatrices de SF, qui ont envie de se poser des questions sur l’identité.
  • Le guide de l’écriture introspective de Louise Morel : j’aime beaucoup la newsletter de Louise Morel, que je lis régulièrement et que je reçois depuis un an environ. J’avais profité de l’offre de lancement de son essai Le guide de l’écriture introspective pour me le procurer, et j’ai pris le temps de suivre ce court programme de quelques jours. J’ai beaucoup aimé et je conseille pour les personnes qui cherchent un programme court pour se lancer dans l’écriture introspective !
    Des infos ici
  • Ils abusent grave. Du féminisme et des sciences sociales en BD. d’Erell Hannah et Fred Cham
    Résumé de la quatrième de couverture : Pourquoi y a-t-il autant de portraits de Cléopâtre à poil ? Pourquoi les psychopathes des séries TV sont-ils si séduisants ? Comment expliquer le manque d’empathie de certains policiers ? Pourquoi entend-on soudain parler partout de “dépendance affective” ? Et, est-ce que les femmes se font passer pour plus bêtes qu’elles ne sont ?… Autant de questions qui empêchent Erell Hannah de dormir la nuit ! Bien décidée à obtenir des réponses, l’autrice farfelue part alors mener l’enquête auprès de scientifiques, de sociologues, et de militantes, et nous partage ses réflexions, plus ou moins sérieuses !

    J’ai lu pas mal de BD documentaire sur les sujets de sciences sociales, et celle-ci se démarque. Elle est claire, va droit au but et aborde les questions de sciences sociales de manière large, avec des exemples parlants et drôles. Vraiment une super BD à mettre entre toutes les mains, y compris celles et ceux qui ne comprennent pas « pourquoi on en parle tout le temps ! » !
  • Minuscule folle sauvage de Pauline de Taragon (dite Pi Ja Ma) :

« A quel moment puis-je décider que je suis folle ? »

Minuscule folle sauvage, Pauline de Taragon

Cette BD m’a touchée en plein cœur. Avec de très beaux dessins à l’aquarelle, des couleurs claires, de l’humour et de la poésie, Pi Ja Ma parle de son trouble borderline. C’est très beau, très sensible. Et c’est un dialogue intime qui se noue entre elle … et nous peut-être ? Car cette BD ne parle pas que de trouble borderline, mais aussi de se sentir en décalage, d’être introverti, d’avoir peu, d’être triste. Je le recommande très fort, je l’ai trouvé très joli, doux et mélancolique. Une très belle lecture.

  • Heartstopper T5 d’Alice Oseman : J’étais si heureuse de voir l’avant dernier tome de Heartstopper arriver ! J’ai plongé avec délice dans la suite des histoires de Nick et Charlie, et je recommande toujours aussi chaudement (voir la chronique d’avril 2023, ou mes coups de coeur de l’année 2023 en version ASMR !).
    Ca m’a donné envie de déterrer le roman Solitaire de la même autrice de ma pile à lire (PAL pour les adeptes de #bookstagram). Au programme, le point de vue de Tori, la sœur de Charlie. Elle est pessimiste, triste, elle en veut à la Terre entière. Lorsque le mystérieux collectif « Solitaire » apparaît, elle se met à mener l’enquête. Car ça semble tourner autour d’elle… Je l’ai lu en anglais, il est très accessible, je le recommande donc à la fois pour celles et ceux qui veulent suivre une chouette histoire du point de vue d’un personnage secondaire de Heartstopper ET celles et ceux qui cherchent un livre facile à lire en anglais. Merci Eponine de m’avoir prêté ce livre pour un bon moment, et on se voit très vite j’espère pour je puisse rendre les nombreux livres que j’ai pris en otage 😉

Est-ce que ce format hybride vous a plu ? J’espère que oui, j’aime vraiment écrire sur le blog !

En tout cas, c’est parti pour l’été avec des lectures variées !

On se dit à très vite pour découvrir de nouveaux livres à croquer… ou à dévorer !

Alors, c’était comment le Printemps du livre 2024 ?

Bonjour, bonsoir, et bienvenue dans cet article de blog qui va parler de… mon bilan Printemps du livre 2024 !


Et oui, comme je n’ai pas le temps d’enregistrer un épisode, je vous fais le récapitulatif dans ce joli article, qui va vous permettre d’avoir mes retours sur cet évènement littéraire grenoblois, dont j’étais partenaire avec La Page Sensible (le blog de Marion est ici).

J’ai commencé dès mercredi soir par la rencontre avec Florence Hinckel (qui a un chouette blog) à la bibliothèque Teisseire-Malherbe : avec Capucine et Laurence (qui menaient l’interview), elles ont parlé de féminisme, de sciences, de classe préparatoire&bizutage, de réseaux sociaux, d’écrire pour les ados et pour les adultes. J’ai pu apprendre que Toutes des filles en jaune, que j’avais mis dans la catégorie YA dans mon podcast, est en fait catégorisé comme « adulte ». Comme quoi, la frontière est floue, et je suis certaine que les grands ados et autres adolescents seront marqués par cette lecture que j’ai adoré. L’épisode ici !

Vendredi après-midi, j’ai pu voir en chair et en os Sylvain Prudhomme, que nous avions interrogé avec Marion ici (et ma chronique sur l’Enfant dans le taxi, son dernier livre, est ici) L’interview mené par les doctorant-es en littérature de l’UGA était truffé de détails et de questions pointues&originales, j’étais assez surprise et ça a été un défi pour Sylvain ! (J’ai redécouvert des détails du livre du coup !)(j’ai bien aimé, l’angle était complètement différent de l’interview réalisé avec Marion).

Samedi matin, je suis allée à la rencontre avec Clara Arnaud à la bibliothèque Kateb Yacine : je n’ai pas eu le temps de lire son livre Et vous passerez comme des vents fous avant le PDL, mais je compte bien le lire bientôt. Cette rencontre m’a confirmée dans ce choix et cette envie, j’ai beaucoup aimé sa manière de parler de la montagne, de la nature, de l’écriture, de ses voyages et de l’Ariège (et j’ai eu une grosse pensée pour la librairie-jeux Mazette!, à Mazères (je vous envoie d’ailleurs de gros bisous les Mazettes ;)). Ça m’a donné envie !
L’après-midi, j’ai pu voir Marie Détrée en action… et j’ai appris qu’elle était peintre national de la Marine … ça m’a fasciné (je ne connaissais pas ce métier)! J’ai beaucoup aimé sa manière d’expliquer ce qu’elle fait, et j’ai très envie de fouiller son blog (et toutes ses techniques de dessins !). J’ai appris la différence entre un manchot et un pingouin, rien que pour ça, ça valait le déplacement.

Belle soirée librairie-dédicace à la Bibliothèque d’étude et du patrimoine (BEP) : au programme, dédicace de mes précieux recueils de poésie de Cécile Coulon, re-dédicace de Une bouteille dans la mer de Gaza de Valérie Zenatti, par cette dernière… 16 ans plus tard ! En effet, mon exemplaire était dédicacé de 2008, où j’avais eu déjà la chance de lui parler. Je me souviens que j’avais adoré son roman, et que j’avais été très touchée par cette rencontre. Valérie Zenatti était elle-même très touchée de revoir une lectrice lui faire re-dédicacer son roman. Bref, c’était un joli moment
J’ai beaucoup papoté avec des autrices
notamment Julia Malye et Jan Carson, Marion (toujours celle de la Page Sensible) et Laurence. Jan Carson a voulu me convaincre que son dernier roman Les ravissements  était « fun » mais… I beg to differ ! (I don’t trust you !). Très belle rencontre, et beaucoup de discussions autour d’Agatha Christie. J’ai hâte de lire ses Postcard Stories, ça me donne envie, et a priori, il existe un cosy mystery de cette autrice ! (I’m looking forward to reading this !!) Julia Malye était super sympa, en visio et en vrai, tellement de gentillesse et de douceur, c’était un plaisir de lui parler ! (Pour écouter l’interview ou la petite chronique). Et je suis ensuite allée voir les 2 autrices jeunesse que j’ai découverte avec le PDL : Rachel Corenblit (j’ai fait un épisode sur Comme une famille, les personnages m’avaient siiii touchés) et Florence Hinckel, qui sont super sympa et avec qui nous avons parlé de marque-page (;)) : vraiment, j’ai passé une chouette soirée !

Le lendemain, c’était la dernière journée, et j’ai commencé avec la rencontre Julia Malye et Cécile Coulon (j’ai parlé de son recueil Noir Volcan il y a un moment), c’était intéressant comme tout, drôle parfois, et touchant. J’ai croisé l’association Anagramme, qui proposait des lectures à voix haute dans les petites cabanes à côté de la BEP, et j’ai pu écouter… le début de Toutes les filles en jaune (dont j’ai lu… le même passage, ici !). Super lecture, les gens étaient très enthousiastes, j’ai adoré la lecture et ça m’a donné envie de découvrir l’association… affaire à suivre !
L’après-midi était émouvante : j’ai écouté la lecture croisée de Rachel Corenblit et Florence Hinckel, Sortir du filtre : chaque autrice a lu des passages du roman de l’autre… sans lui dire en avance lesquels. L’histoire se dessine dans les deux cas et c’était très joli. D’un côté, Florence Hinckel lisait Sortir du placard de Rachel Corenblit. Cette dernière lisait Le filtre de Florence Hinckel. J’ai été très émue par cette lecture, et j’ai craqué pour Sortir du placard de Rachel Corenblit et #Bleue de Florence Hinckel à la fin du festival.
Et à la fin de la lecture, j’ai pu rencontrer Catherine Allibert, que je suis sur Instagram : comme quoi, le bookstagram Grenoble (ça fait classe dit comme ça !) est petit… et facile à rencontrer entre deux évènements du Printemps ! Et c’est drôle, parce que l’année dernière, c’était aussi à l’occasion du Printemps que j’avais pu rencontrer Noémie, puis grâce à elle avoir connaissance du bookclub Epilog !

J’ai eu un emploi du temps bien rempli, qui m’a fait faire des choix déchirants comme :

  • ne pas aller au concert dessiné (j’ai préféré la rencontre Julia Malye et Cécile Coulon)
  • ne pas avoir pu assister à la correspondance avec un tableau entre une autrice et une œuvre du Musée de Grenoble (l’année prochaine ? J’espère !)
  • l’arpentage de jeudi soir me tentait bien, tant pour l’exercice que pour découvrir l’oeuvre, et rencontrer l’autrice : une autre fois j’espère !

Pour te remettre dans l’ambiance du PDL, tu peux réécouter les épisodes cités dans l’article ou aller écouter la saison 2 du podcast, consacrée au PDL
Dans mes épisodes, j’avais aussi parlé de :

  • Lou ! (Il y avait trop de queue pour faire dédicacer ses exemplaires, et je n’ai pas pu aller aux évènements !),
  • Casablanca Circus (l’autrice n’a pas pu venir finalement :()

Je suis sortie du week-end avec des envies de lecture et de belles rencontres : merci le PDL, et à l’année prochaine !

Episode 70 – Traverser l’Atlantique pour se marier à des colons français, avec La Louisiane, de Julia Malye

Aujourd’hui, le livre qu’on croque, c’est La Louisiane, un roman de Julia Malye.

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C’est l’histoire d’un évènement historique qui m’était totalement inconnu : le fait que des femmes aient été envoyées en Louisiane en 1720 pour y devenir des épouses dévouées, fertiles et discrètes. Dans ce roman, on suit trois héroïnes, toutes différentes, toutes envoyées depuis l’hôpital de la Salpêtrière à Paris vers les rivages inconnus de la Louisiane, en passant par une traversée de l’Atlantique périlleuse. C’est donc les orphelines, les laissées pour compte par leur famille, celles qui dérangent et qui sont considérées comme folles — et qui sont en âge de procréer (donc à partir de 12-13 ans) — qui vont partir pour aller donner une descendance aux colons français arrivés en Louisiane au début du 18e siècle. C’est un roman choral où nous suivons Geneviève, qui a fait un court séjour en prison pour une raison que je vous tairais aujourd’hui (suspense !), Pétronille, une aristocrate enfermée par ses parents, et Charlotte orpheline élevée à la Salpêtrière. On suit ces trois femmes entre les décès, les naissances, les mariages, les guerres contre les tribus indiennes, et durant leur voyage et leur adaptation difficile à ce Nouveau monde.

J’ai aimé ce roman, déjà parce que je ne connaissais pas cette période historique, et que j’ai appris plein de choses ! C’est une histoire si inconnue que même à la Salpêtrière, il n’y a aucune plaque pour commémorer leur départ ou leur existence… Cette histoire nous amène sur les traces des femmes envoyées en Louisiane pour peupler la récente colonie française, et le moins qu’on puisse dire, c’est que leur vie n’est pas de tout repos. Tout est très bien documenté, et c’est normal, car l’autrice a passé 8 ans à se renseigner et faire de longues recherches. Je suis également assez fascinée par le fait que l’autrice a écrit son livre deux fois : une fois en anglais… et une fois en français !

En plus, c’est un roman choral, et vous connaissez mon amour pour ce type de roman : ça permet de s’attarder un peu plus longuement sur plusieurs personnages, de voir plusieurs situations différentes, de comprendre un peu mieux chacune des personnages principal. On y voit des femmes se créer une nouvelle vie, envers et contre tout, loin de leur pays natal, et sans avoir beaucoup de marge de manoeuvre. J’ai aimé la lecture !

 Ce roman va être adapté en série prochainement, et je suis intriguée et impatiente de voir Geneviève, Charlotte et Pétronille représentées à l’écran.

Je vous recommande La Louisiane de Julia Malye si vous cherchez un roman historique avec des héroïnes féminines

J’ai lu ce livre dans le cadre d’un partenariat non rémunéré avec le Printemps du livre de Grenoble 2024 : ce festival a lieu du 3 au 7 avril 2024 dans les différentes bibliothèques de Grenoble & dans les lieux partenaires. Merci à Julia Malye de nous avoir accordé du temps avec le podcast La Page Sensible. Vous pouvez retrouver son interview passionnante dans l’épisode bonus ou en allant écouter La Page Sensible. Pour vous plonger dans l’ambiance du Printemps du livre, sachez que les hirondelles du Printemps se posent dans diverses structures, bibliothèques, commerces à partir du 19 mars et jusqu’au 3 avril. Le programme est en description. Si vous voulez rencontrer Julia Malye l’autrice du roman dont je vous ai parlé, c’est possible pour une lecture le samedi 6/04 à 17h30 à la Bobine et le dimanche 7/04 à 10h30 pour une table ronde avec Cécile Coulon (j’y serais !) ou à 15h pour une lecture au musée de Grenoble. Et si vous voulez faire dédicacer vos livres et rencontrer les auteurs et autrices en tête à tête, notez dans vos agendas la soirée librairie-dédicace organisée le samedi 6/04 à 19h à la bibliothèque d’étude et du patrimoine de Grenoble.

Toutes les informations/le programme et les réseaux sociaux pour le Printemps du livre 2024 à Grenoble sont ici : Blog

Découvre l’épisode “Rencontre-entretien avec Julia Malye”, enregistré avec Marion de La Page Sensible (qui a aussi un joli compte Instagram) dans l’épisode 70Bis du podcast :

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Livre chroniqué : La Louisiane, de Julia Malye, Stock 2024

Musique du générique :

Credits: Not The King – Ice Tea – Royalty Free Vlog Music — Music By Not The King

Musique d’ambiance pour la lecture :

“Waves and Tears – Sad Piano Music with Calm Ocean Waves”, Music by Julius H. from Pixabay

Contacts :

Pour retrouver tous les liens pour me retrouver/me contacter/me suivre : https://linktr.ee/lacroqueusedelivrespodcast

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Mail : lacroqueusedelivres@gresille.org

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A très vite, pour découvrir un nouveau livre à croquer… ou à dévorer !

Episode 69 – Grandir avec Lou! de Julien Neel

Aujourd’hui, le livre qu’on croque, c’est la série de BD Lou! de Julien Neel, dont la deuxième saison a commencé en 2020 avec Lou! Sonata.

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On y suit Lou, une jeune fille entrant au collège au début du premier tome. Elle est drôle, vive, créative, indépendante. Elle vit seule avec sa mère, elle aussi créative et exubérante, écrivaine de science fiction, Le père de Lou a abandonné sa mère quand il a appris sa grossesse, elles vivent donc toutes les deux. Sa meilleure amie s’appelle Mina, elles se connaissent depuis la crèche. Enfin, Lou est amoureuse d’un garçon depuis la maternelle, Tristan, un de ses voisins, à qui elle finit par adresser la parole à 12 ans et demi. Lou grandit au fil des 10 tomes, elle rencontre de nouvelles personnes, vit de nouvelles aventures… et avec Sonata!, la deuxième saison de BD, sonne le début de l’âge adulte.

Lou!, c’est ma madeleine de Proust. J’ai toujours adoré les dessins et la douceur qui se dégageait de ces BD. C’est un univers familier, que je connaissais un peu de loin, mais qui me semblait rassurant et douillet. Plonger aujourd’hui dans le journal de Lou, en tant qu’adulte, c’est une expérience douce, qui fait sourire. Déjà, c’est un plaisir de lire les résumés des tomes précédents sur l’intérieur de la couverture : on a la présentation des personnages, fait par la principale intéressée, et c’est savoureux. J’ai adoré retrouver les personnages comme la mère de Lou (qui est vraiment très drôle), et j’ai trouvé ça doux de voir Lou grandir progressivement. On voit que les questions qu’elle se pose sont différentes selon les tomes et l’âge de Lou.

En bref Lou!, et notamment Lou ! Sonata, c’est une bouffée d’air frais, qui dure depuis 20 ans, et qui j’espère va durer encore longtemps.

J’ai lu ce livre dans le cadre d’un partenariat non rémunéré avec le Printemps du livre de Grenoble 2024 : ce festival a lieu du 3 au 7 avril 2024 dans les différentes bibliothèques de Grenoble. Pour vous plonger dans l’ambiance du Printemps du livre, sachez que les hirondelles du Printemps se posent dans diverses structures, bibliothèques, commerces à partir du 19 mars et jusqu’au 3 avril. Le programme est en description Si vous voulez rencontrer Julien Neel, il sera au musée de Grenoble à 15h le samedi et au TMG Grand Théâtre à 11h le dimanche. Et si vous voulez faire dédicacer vos livres et rencontrer les auteurs et autrices en tête à tête, notez dans vos agendas la soirée librairie-dédicace organisée le samedi 6/04 à 19h à la bibliothèque d’étude et du patrimoine de Grenoble.

Toutes les informations/le programme et les réseaux sociaux pour le Printemps du livre 2024 à Grenoble sont ici : Blog

Livre chroniqué : Lou! & Lou!Sonata, de Julien Neel, Glénat (dernier tome sortie en 2024)

Musique du générique :

Credits: Not The King – Ice Tea – Royalty Free Vlog Music — Music By Not The King

Musique d’ambiance pour la lecture :

Music by Lesfm, “Just Relax” https://pixabay.com/fr/users/lesfm-22579021/

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Episode 68 – Déménager à Casablanca enceinte, dans Casablanca Circus, de Yasmine Chami

Aujourd’hui, le livre qu’on croque, c’est Casablanca Circus, un roman de Yasmine Chami.

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L’histoire de ce roman, c’est le retour au Maroc de May et Chérif, qui y ont grandi. May est enceinte de leur deuxième enfant et le couple s’était promis de retourner à Casablanca pour se rapprocher de leurs familles. Chérif est l’architecte mandaté pour construire des logements pour les habitants d’un bidonville près de la mer. Le problème, c’est que ces logements pour « loger » les habitant-es du bidonvilles sont excentrés, loin du centre et de la Méditerranée. May, historienne, se lance alors à corps et coeur perdu à la rencontre des personnes qui sont dans le bidonville, pour souligner les contradictions du projet et les difficultés que cela va créer pour ses habitants bientôt « mieux logés ». Casablanca Circus, c’est un journal d’une femme qui parle à son bébé à naître, c’est une histoire qui parle de classes sociales et de relogement, et c’est un couple qui s’affronte et s’abîme dans un Maroc où les commandes immobilières ne sont pas exemptes de négociations politiques et de manipulations.

J’ai bien aimé ma lecture. Casablanca Circus m’a déjà plu dans ses thématiques abordées : classes sociales, patriarcat, retour aux sources, le couple… Et j’ai trouvé que c’était très bien abordé tout au long du roman : on sent la fracture entre May et Chérif apparaître et s’agrandir avec ce projet de recasement du bidonville. Le passage de leur vie à Paris à la vie à Casablanca est bien plus semée d’embûches que ce qu’ils imaginaient. Le retour au pays natal est aussi un retour dans la maison des beaux-parents de Chérif, plus fortunés que sa propre famille. En pointillé dans tout le roman, il est question de prouver sa valeur, et de stéréotypes de genre. Les descriptions de la mer, du bidonville et de Casablanca étaient magnifiques. Le texte est empreint d’une poésie qui ne se dilue pas dans les thèmes abordés ; et pourtant, ces derniers ne sont pas toujours poétiques. Ce roman n’est toujours très accessible dans sa langue car les phrases sont très longues, mais ça vaut la peine de s’accrocher.

Je vous recommande ce roman si vous aimez les romans engagés, au style surprenant, qui parlent d’urbanisme, de classe sociale et d’un couple qui change suite à un déménagement.

J’ai lu ce livre dans le cadre d’un partenariat non rémunéré avec le Printemps du livre de Grenoble 2024 : ce festival a lieu du 3 au 7 avril 2024 dans les différentes bibliothèques de Grenoble. Pour vous plonger dans l’ambiance du Printemps du livre, sachez que les hirondelles du Printemps se posent dans diverses structures, bibliothèques, commerces à partir du 19 mars et jusqu’au 3 avril. Le programme est en description Si vous voulez rencontrer Yasmine Chami, l’autrice du roman dont je vous ai parlé, c’est possible : à 18h30 le jeudi 4avril à la bibliothèque Georges Brassens à Poisat, le samedi 6 à 14h à la Bib d’Etude et du patrimoine pour une table ronde avec Thomas B.Reverdy et Jean Viard Et si vous voulez faire dédicacer vos livres et rencontrer les auteurs et autrices en tête à tête, notez dans vos agendas la soirée librairie-dédicace organisée le samedi 6/04 à 19h à la bibliothèque d’étude et du patrimoine de Grenoble.

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Livre chroniqué : Casablanca Circus, Yasmine Chami, Actes Sud, 2023

Musique du générique :

Credits: Not The King – Ice Tea – Royalty Free Vlog Music — Music By Not The King

Musique d’ambiance pour la lecture :

“Marrakech” Music by Mike Cole from Pixabay

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Episode 67 – Se faire siffler dans la rue, avec Toutes les filles en jaune de Florence Hinckel

Aujourd’hui, le livre qu’on croque, c’est le roman Toutes des filles en jaune de Florence Hinckel

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Tout commence sur une place. Il fait chaud et une femme traverse la place. Un homme la siffle. Elle sourit et continue comme si de rien était, il l’interpelle, elle lui répond « Lâche moi connard ». Là dessus, l’homme s’approche d’elle, la gifle. Elle tombe, il y a du sang. L’homme part. La jeune fille part. C’est le point de départ. Tout découle de là, de cet évènement. On suit la femme qui a été frappée, mais également une professeure d’anglais de 55 ans qui a tout vu et tout filmé depuis sa fenêtre, un homme de 20 ans qui n’est pas très clair sur comment se comporter avec les femmes, et une pré-adolescente de 12 ans qui s’en veut de ne pas être intervenue.

Ce roman est impressionnant, de part la thématique abordée et par la façon d’en parler. J’ai beaucoup aimé le style, les chapitres, courts et l’alternance de personnages. La construction du roman m’a plu, elle permet de voir la honte, la culpabilité, les questionnements de la femme en jaune, mais aussi de personne extérieure à la scène qui n’ont pas toutes le même avis. Après tout, elle a répondu violemment… mais est-ce une raison de la frapper ? N’a-t-elle pas provoqué cet homme ? Pourquoi l’a-t-il sifflé au début ? Sa tenue explique-t-elle la gifle ? Ce roman évoque aussi les réseaux sociaux, les sphères masculinistes, la question de l’anonymat sur Internet et le cyberharcèlement. Il interroge sur comment s’approprier son corps, comment construire des modèles féminins, et de l’impact des traumatismes différents sur nos quotidiens. C’est un livre bien construit, bien écrit et qui nous tient en haleine avec ces portraits de personnages qui se sont croisés et sont liés sans le savoir par un même évènement. Le fait que les personnages ne soient pas engagés au début du roman est un vrai plus selon moi : c’est un roman qui peut parler à des personnes sensibles à la question des violences faites aux femmes et au harcèlement de rue, mais également à certaines qui sont peut-être moins au clair sur les enjeux et les conséquences du harcèlement de rue : peut-être que ce roman peut vous permettre de réfléchir sur cette question ! De mon côté, j’ai adoré ce roman résolument engagé et féministe, qui n’a pas un ton moralisateur pour autant.

Je vous recommande Toutes les filles en jaune de Florence Hinckel si vous voulez lire un roman féministe, empouvoirant, pour les ados et pour les plus grandes (et les plus grands)

J’ai lu ce livre dans le cadre d’un partenariat non rémunéré avec le Printemps du livre de Grenoble 2024 : ce festival a lieu du 3 au 7 avril 2024 dans les différentes bibliothèques de Grenoble. Pour vous plonger dans l’ambiance du Printemps du livre, sachez que les hirondelles du Printemps se posent dans diverses structures, bibliothèques, commerces à partir du 19 mars et jusqu’au 3 avril. Le programme est en description Si vous voulez rencontrer Florence Hinckel, l’autrice du roman dont je vous ai parlé, c’est possible dès le mercredi 3 avril à 18h (j’y serais !). Une lecture avec l’autrice est organisée le samedi 6/04 à 14h au musée de Grenoble et vous pouvez la retrouver en binôme avec Rachel Corenblit à l’auditorium du musée le dimanche 7 avril à 14h30 . Et si vous voulez faire dédicacer et rencontrer les auteurs et autrices en tête à tête, notez dans vos agendas la soirée librairie-dédicace organisée le samedi 6/04 à 19h à la bibliothèque d’étude et du patrimoine de Grenoble.

Toutes les informations/le programme et les réseaux sociaux pour le Printemps du livre 2024 à Grenoble sont ici : Blog

Livre chroniqué : Toutes les filles en jaune, Florence Hinckel, Fayard 2023

Musique du générique :

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Episode 66 – Découvrir un secret de famille alors que tous nos repères s’effondrent , avec l’Enfant dans le taxi de Sylvain Prudhomme

Aujourd’hui, le livre qu’on croque, c’est le roman L’enfant dans le taxi de Sylvain Prudhomme.

Et ce n’est pas une mais deux chroniques que je vous propose aujourd’hui !

Vous pouvez retrouver l’épisode où la podcasteuse La Page Sensible et moi-même réalisons un entretien de l’auteur ici :

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Et la chronique habituelle ici :

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L’Enfant dans le taxi parle de famille. A l’enterrement de son grand-père, Simon apprend que ce dernier a eu un enfant avec une allemande à la fin de la Seconde guerre mondiale. Il aurait donc un oncle caché, près du Lac de Constance. Ce secret de famille le bouleverse, d’autant plus dans cette période où il est en pleine séparation avec la mère de ses enfants.

J’ai beaucoup aimé ce roman, que j’ai trouvé touchant. L’enquête autour des origines et de la filiation est menée par Simon, un héros vulnérable. Il doit slalomer entre les oppositions de sa grand-mère, les témoignages des uns et des autres, son imagination, et surtout beaucoup, beaucoup de silence. J’ai trouvé que l’écriture était très sensible et qu’on ressentait bien la situation de carrefour dans laquelle se trouve Simon : il oscille entre la rupture sentimentale de Simon et la recherche de cet enfant mis de côté. En s’intéressant à cet oncle, c’est aussi le destin de milliers d’enfants de guerre nés des amours illicites entre des allemand-es et des français-es dont on parle. Ce roman est délicat dans sa manière de parler de filiation, de cette quête d’un enfant privé de père, de ce que les non-dits peuvent créer au sein d’une famille. Ca parle aussi de refaire famille après une rupture et de retrouver son équilibre lorsque ses repères sont bouleversés.

Je vous recommande L’enfant du taxi si vous cherchez une lecture fluide et émouvante autour de la filiation.

J’ai lu ce livre dans le cadre d’un partenariat non rémunéré avec le Printemps du livre de Grenoble 2024 : ce festival a lieu du 3 au 7 avril 2024 dans les différentes bibliothèques de Grenoble. Avec La Page Sensible, nous avons enregistré un épisode avec Sylvain Prudhomme dans le cadre du partenariat : merci à lui, et foncez l’écouter, c’était super enrichissant ! Pour vous plonger dans l’ambiance du Printemps du livre, sachez que les hirondelles du Printemps se posent dans diverses structures, bibliothèques, commerces à partir du 19 mars et jusqu’au 3 avril. Le programme est en description. Si vous voulez rencontrer Sylvain Prudhomme, l’auteur du roman dont je vous ai parlé, c’est possible le jeudi 4/04 à 19h pour une lecture au Petit Angle avec Pierre Baux. Il rencontre le vendredi 5 avril les étudiants de l’université à la bibliothèque d’étude et du patrimoine. Et si vous voulez faire dédicacer et rencontrer les auteurs et autrices en tête à tête, notez dans vos agendas la soirée librairie-dédicace organisée le samedi 6/04 à 19h à la bibliothèque d’étude et du patrimoine de Grenoble.

Toutes les informations/le programme et les réseaux sociaux pour le Printemps du livre 2024 à Grenoble sont ici : Blog

Découvre l’épisode “Rencontre-entretien avec Sylvain Prudhomme”, enregistré avec Marion de La Page Sensible(qui a aussi un joli compte Instagram) dans l’épisode 66Bis du podcast (ci-dessus) ou en allant écouter sur la page de Marion/La Page sensible pour découvrir son travail

Livre chroniqué : L’enfant dans le taxi, Sylvain Prudhomme, Editions de Minuit, 2023

Musique du générique :

Credits: Not The King – Ice Tea – Royalty Free Vlog Music — Music By Not The King

Musique d’ambiance pour la lecture :

“Separation”, Music by William_King from Pixabay (libre de droit)

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Episode 65 – Vivre des évènements historiques au côté de la famille Diangello, avec Comme une famille, de Rachel Corenblit

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Aujourd’hui, le livre qu’on croque, c’est Comme une famille. La saga des Diangello, un roman jeunesse de Rachel Corenblit.

C’est l’histoire… de la rencontre entre l’Histoire avec un grand h et une famille qui évolue au fil des chapitres, et dont on découvre ses membres progressivement. Chaque chapitre porte la date d’un évènement historique, et joint le personnel, l’intime à ce moment qui va devenir marquant pour une bonne partie de l’humanité. On découvre Claudia, adolescente blasée par ses frères, dont Luigi, qui a du mal à trouver sa place, Candice, qui ne parle pas beaucoup, Pierre qui a honte de sa famille, Sam qui voit sa mère débordée… Et tous ces personnages, on les trouve, on les rencontre à différents moments de leurs vies. On voit grandir Claudia, Luigi, Pierre, Candice, on les voit dans leurs peines, leurs doutes. Mais toujours par le biais d’un moment historique.

Je n’attendais pas grand chose de ce roman, et je l’ai adoré. Il m’a beaucoup touché, et j’ai trouvé qu’il touchait avec justesse cette manière d’entrelacer la petite histoire et celle qui reste dans les manuels. Après tout, quasiment tout le monde peut raconter ce qu’il faisait le 13 novembre 2015, ou le 11 septembre 2001, ou en mars 2020. Et c’est incroyable de s’attacher si vite, et si fort à des personnages qu’on ne croise que par une petite lucarne, un chapitre ou deux, parfois à plusieurs années d’écart. J’ai aimé les voix de chacun, qui sont distinctes et montrent bien le caractère des personnages et leurs points de vue. La fin m’a bouleversé, et j’ai quitté ce roman comme on quitte des ami-es proches. Chaque personnage est profond, je les ai tous trouvé peint avec finesse, et j’ai aimé les suivre chacun à leur tour, en ce jour particulier pour eux, et pour toute une génération également (mais pas toujours pour la même raison !). On sent vraiment que la famille Diangello évolue, se fracture, se rabiboche, que certaines tensions demeurent, mais que chacun des membres de la famille se retrouve d’une certaine manière à la fin. La lecture est fluide, le livre se lit bien, avec des chapitres courts et je pense qu’il peut toucher de manière particulière des adolescents : que fait-on le jour d’un évènement historique ? Et se rendait-on compte de ce qu’on vit l’est, historique ? Dans quelle mesure ?

Je vous recommande Comme une famille, de Rachel Corenblit, si vous aimez les romans qui parlent de famille et si, vous aussi, vous êtes en train de vous souvenir ce que vous faisiez en mars 2020.

J’ai lu ce livre dans le cadre d’un partenariat non rémunéré avec le Printemps du livre de Grenoble 2024 : ce festival a lieu du 3 au 7 avril 2024 dans les différentes bibliothèques de Grenoble. Pour vous plonger dans l’ambiance du Printemps du livre, sachez que les hirondelles du Printemps se posent dans diverses structures, bibliothèques, commerces à partir du 19 mars et jusqu’au 3 avril. Le programme est en description. Si vous voulez rencontrer Rachel Corenblit, l’autrice du roman dont je vous ai parlé, c’est possible le vendredi 5/04 à 15h30 à la bibliothèque Alliance (j’espère y être !), le samedi 6/04 pour une lecture au musée de la résistance à 11H, ou le dimanche 7/04 à l’auditorium du muséum pour une lecture avec Florence Hinckel. Et si vous voulez faire dédicacer et rencontrer les auteurs et autrices en tête à tête, notez dans vos agendas la soirée librairie-dédicace organisée le samedi 6/04 à 19h à la bibliothèque d’étude et du patrimoine de Grenoble.

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Livre chroniqué : Comme une famille. La saga Diangello, Rachel Corenblit, Nathan 2023

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Episode 64 – Chroniques hivernales

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Bonjour, bonsoir et bienvenue dans ces chroniques des lectures des mois passés n°13, dédiées aux mois de novembre et décembre 2023. J’ai fait une petite sélection de quelques livres qui m’ont bien plu, j’ai sauté sur mon micro au réveil hier matin pour enregistrer ça, et j’ai fini tout ce qui est post Instagram etc. ce matin : LE VOILA ! Je suis toujours là !

Après une petite pause impromptue le mois dernier, cet épisode vous permet d’avoir quelques détails sur des lectures que j’ai beaucoup aimé pendant cette période. A partir de la semaine prochaine, nous partons pour trois semaines dédiées au Printemps du livre de Grenoble (Facebook Instagram) ! J’ai hâte de vous faire découvrir quelques livres que j’ai lu dans ce cadre (et puis, c’est mon premier partenariat ! Avec La Page sensible ! C’est trop chouette !)

Sans plus tarder, la retranscription de l’épisode :

J’ai découvert, grâce aux conseils de Noémie du compte @dame_oiselle.de.papier, le récitBergère de Florence Debove. C’est un roman sur sa vie de bergère, qui est un métier saisonnier qu’elle exerce en été : elle amène les brebis dans les Pyrénées et les déplace et les surveille en compagnie de son chien. J’ai appris beaucoup de choses sur le métier de berger (je ne savais pas que les éleveurs et les bergers n’étaient pas toujours les mêmes personnes !), j’ai trouvé que sa manière de parler de la montagne était touchante, drôle parfois, triste par moment, et elle parle de la solitude et de la sensation hors du temps que procure cette retraite saisonnière dans un abri spartiate, sans vraiment de liens avec l’extérieur à l’exception de quelques visites. L’autrice parle de son corps qui change et se renforce, des techniques utilisées pour déplacer les troupeaux, de la peur de l’ours, de la complicité avec son chien, du froid et de la beauté des montagnes. Le tout est écrit dans une langue magnifique, qui se savoure. J’ai adoré ce court récit et je vous le recommande chaudement, il est extrêmement bien écrit.

J’ai été happée par l’ambiance space-opéra/SF classique de Bluebird, de Ciel Pierlot. Ca ressemble un peu à Star Wars, mais si Star Wars avait été écrit et réalisé au 21e siècle. Dans un monde où les bibliothécaires sont en haut de l’échelle sociale (oui, c’est ce que j’ai principalement retenu de ce livre, probablement qu’il y a un biais cognitif quelconque), on suit un personnage qui est pourchassé dans toute la galaxie : apparemment, elle a créé des armes ultra dangereuses et est partie avec les plans. Ce sont donc des personnages gris, ni tout blancs, ni tout noirs, qui sont dans cet univers et se baladent à bord de vaisseaux spatiaux. Ca m’a beaucoup plu ! Je vous recommande tout de même Bluebird si vous aimez la SF classique avec des personnages pas classiques !

J’ai lu également ma première romantasy : Les Noces d’Ombre et de Fumée d’Olivia Gometz. Dans un monde où la magie est mortelle pour les femmes et où seulement certains hommes la possèdent, tomber enceinte d’un mage est une menace de mort. Priya va se retrouver fiancée de force à l’héritier du doge et donc de la République de Fumée, Ezio de Ciavi, qui menace la sonorité à laquelle elle appartient : les Recluses. Elle va donc devoir perpétuer la lignée des ennemis de sa sororité, et ce, au prix de sa vie. Mais la révolte gronde, et Priya va tout mettre en oeuvre pour détruire le système patriarcal de la République de fumée. J’écoute beaucoup de podcasts qui parlent d’écriture, et souvent, des autrices auto-édités sont invitées. J’ai très envie de lire Les Carmidor d’Olivia Gometz depuis que je l’ai entendue parler de fantasy de moeurs et de féminisme, et en attendant sa réédition, je me suis tournée sur son dernier roman. Et je n’ai pas regretté : j’ai été happée par les intrigues politiques de la cour, et l’intrigue m’a complètement aspirée dans les complots et non-dits de la République de Fumée. Les personnages sont nuancés, complexes et surprenants. Bref, c’est vraiment une bonne lecture 🙂

Pour les amatrices et amateurs de livres divertissants, j’ai lu quelques livres pour vous ces derniers mois : je vous conseille Mamie Luger, un roman de Benoît Philippon. C’est l’histoire d’une mémé centenaire qui se retrouve au poste après avoir sorti une carabine datant des années 40 pour tirer sur son voisin. Elle se met à dérouler à l’inspecteur l’histoire de sa vie… et des habitants de sa cave. C’est souvent drôle, parfois triste, et c’est l’histoire d’une femme qui en a eu marre de subir la violence des hommes et qui leur a fait comprendre sans pincette (c’est le moins qu’on puisse dire ). Ce roman est cathartique et la lecture est agréable ! Merci à Gabriel de du compte @coeurdechen3 pour la recommandation 🙂 J’ai plongé dans quelques cosy mystère pour égailler mon automne, avec notamment le roman de Ali Rebeihi : Tante Alice mène l’enquête : le bonheur est dans le crime. Ali Rebeihi est l’animateur de Grand bien vous fasse et c’est son premier roman : si vous cherchez une ode à la cuisine et aux sucreries, avec une pincée d’humour, c’est le roman pour vous ! par contre, amatrices et amateurs de roman au suspens insoutenable, attention, vous risqueriez d’être déçu-e car ce qui est le plus important dans ce roman, c’est le terme cosy de l’expression cosy mystery ! Merci à Marine pour l’enthousiasme communicatif que tu as eu quand tu en as parlé, j’ai un souvenir hilarant de cette présentation. Dans cette catégorie, essayez Le bazar du zèbre à pois, de Raphaëlle Giordano. Il m’a été conseillé par Andrée, et j’ai passé un très bon moment de lecture : ça parle d’un inventeur qui créé des bidules et des trucs qui interrogent nos croyances. Il rencontre un adolescent qui se sent décalé par rapport aux autres et sa mère qui se sent un peu dépassé. Un roman très feel good, sympa comme tout !

Si vous cherchez un livre pour enfants décalé et drôle, foncez sur Millepertuis, le dernier roman de Julia Thévenot (il fait partie d’un dyptique) : on y rencontre Ortie, une petite sorcière qui s’essaie à la magie, quitte à en perdre son Nord. C’est déjanté, drôle et parfois gore (mais sur un ton humoristique), j’espère que ça vous plaira

Petit retour sur une de mes écrivaines chouchous avec Derniers jours d’un monde oublié de Chris Vulklisevic. Le roman met en scène un monde divisé en clan et frappé par la soif. Et lorsqu’un vaisseau pirate arrive, cela va rebrasser l’échiquier politique de cette île. C’est un roman qui donne soif, à ne pas lire en période de canicule ! J’ai adoré la façon d’écrire de l’autrice, et l’histoire m’a complètement happé (je ne l’ai pas lâché du début à la fin.

On va finir cette chronique sur un roman qui a fait pas mal de bruit sur Instagram et Tiktok : Les Sept maris d’Evelyn Hugo de Taylor Jenkins Reid À l’aube de ses quatre-vingts ans, Evelyn Hugo, légende du cinéma, est enfin prête à dire la vérité sur sa vie aussi glamour que scandaleuse, mais elle n’en parlera qu’à une journaliste, Monique Grant, qui n’a aucun lien avec elle et ne travaille pas pour un magasine prestigieux. On découvre alors la vie hollywoodienne de l’actrice de cinéma, ainsi que la vie de Monique Grant qui est bouleversée par cet interview fleuve sur plusieurs jours. Et on se pose la question : pourquoi Evelyn a-t-elle choisi Monique ? J’ai aimé ce roman dans l’ensemble, même si j’ai été un peu déçue par la fin.

Cette chronique est déjà assez longue, je m’arrête là ! Et entre la chronique de l’année et celle-ci, je pense que vous avez hâte de revenir à un format plus classique !

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***

Livres chroniqués :

  • Bergère, de Florence Debove, éditions Transboréal, 2021
  • Bluebird de Ciel Pierlot, éditions Actus SF, 2023
  • Les Noces d’Ombre et de Fumée, d’Olivia Gometz, à trouver ici
  • Mamie Luger, de Benoît Philippon, éditions Livre de Poche, 2020
  • Tante Alice mène l’enquête, d’Ali Rebeihi, éditions Le Masque, 2023
  • Le bazar du zébre à pois, de Raphaëlle Giordano, Pocket 2022
  • Millepertuis, de Julia Thevenot, éditions Gallimard Jeunesse, 2023
  • Derniers jours d’un monde oublié, de Chris Vulklisevic, éditions folio SF (et Gallimard, 2023)
  • Les sept maris d’Evelyn Hugo, de Taylor Jenkins Reid, éditions Milady, 2019

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Episode 63 – Emprunter la voie du sabre de manière peu conventionnelle, avec les Chroniques de l’érable et du cerisier de Camille Monceaux

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Aujourd’hui, le livre qu’on croque, c’est Les chroniques de l’érable et du cerisier, de Camille Monceaux : c’est une tétralogie jeunesse en cours d’écriture, dont le dernier tome sortira au printemps 2025. C’est encore Noémie, qui est derrière le merveilleux compte Instagram @dame_oiselle.de.papier qui m’a conseillé ce livre, et j’en suis RAVIE.

L’histoire, c’est celle de Ichiro, un enfant abandonné, élevé par un mystérieux samouraï et une femme âgée, reclus dans les montagnes. Il apprend la voie du sable avec patience, courage, ténacité et solitude. Lorsque sa vie bascule, il doit partir et c’est ainsi que commence son épopée… et qu’il se met en marche vers son destin.

Je ne veux pas trop vous parler de l’histoire, parce que j’ai peur de vous gâcher la lecture de ce roman d’aventure. Déjà, c’est très bien écrit, et cela sert beaucoup l’histoire. L’histoire, quant elle, m’a complètement happée. C’est un roman d’apprentissage, d’aventure, qui parle d’adolescence, d’amitié, de famille, de samouraï, d’exil, de guerre, de théâtre, de végétarisme, de rituels, de vengeance…

C’est un roman incroyable, destiné à la jeunesse à l’origine mais qui est super agréable à lire lorsqu’on est adulte aussi. J’ai aimé le fait que les premiers chapitres nous plongent vraiment dans l’ambiance de ce Japon médiéval, on a plein de détails sur la cuisine, les fêtes, les rituels … L’ambiance est immersive et on est embarqué dans cette aventure qui prend place dans un Japon historique.

Et enfin, outre une intrigue qui me tient en haleine, le gros point fort de ce roman, ce sont ses personnages : je les ai beaucoup aimé, variés, avec leurs contradictions et leurs faiblesses, loin des clichés généralement présents dans les romans d’aventure. Ichiro le samouraï végétarien est un exemple des clichés qui sont décalés dans le livre. Et je trouve ça super, qu’il y ait des modèles de combattants qui ne sont pas des grosses brutes, qu’il y ait des personnages masculins qui ne sont pas que valorisés par leur force ou leur technique au sabre, que les personnages féminins soient des héroïnes inspirantes aux profils variés.

Vraiment, j’ai retrouvé l’ambiance que j’aimais dans Le Clan des Otoris, avec une histoire de samouraï et de quête initiatique, mais avec une écriture qui m’a davantage attirée et des personnages très attachants.

Je vous recommande Les chroniques de l’érable et du cerisier, de Camille Monceaux, si vous avez aimé le Clan des otoris, si vous aimez le Japon et les romans d’aventure qui ne rentrent pas dans des stéréotypes.

Infos pratiques :


Livre chroniqué : Les chroniques de l’érable et du cerisier, Camille Monceaux, éditions Gallimard Jeunesse, 2020

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